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Les signes d’une économie diversifiée

Des chiffres annoncés hier par le Centre national de l’information et des statistiques (CNIS) indiquent que les importations de l'Algérie en 2009 n’ont  pas augmenté et que, mieux, elles  ont accusé une légère baisse de 1 %. Cette information vaut à notre sens d’être un indicateur macroéconomique positif dans le cadre des efforts menés par les pouvoirs publics en vue de conforter les équilibres internes et externes, et, notamment par rapport aux aléas de la crise économique mondiale. Cet indicateur  est à même de donner lieu à une certaine satisfaction, d’autant que la  loi  de finances 2010 qui marque le recours de l’Etat à un pragmatisme dicté par les contraintes du marché des hydrocarbures, affecté par la crise, a renforcé l'encadrement des importations tout en optant, à la fois, pour une meilleure réorganisation des investissements dans le sens du maintien du rythme de développement engagé dans le cadre du quinquennat et du renforcement de la cohésion sociale.
L’Etat étant plus que jamais conscient de l’enjeu de l’importation, facteur de croissance quand elle est réglementée dans le sens de la dynamisation de l’investissement porteur de richesses et d’emploi, les nouveaux dispositifs mis en place à la faveur de la loi de finances dont il s’agit nous permettront, certainement, de nous accommoder d’une évolution qualitativement meilleure de notre économie. Cela est d’autant vrai que l’on anticipe un taux de croissance de plus de 3,9 %, un chiffre confirmé, tout récemment, par une haute institution financière des Nations unies et qui tient compte savamment du cours des prix du pétrole. A  l’évidence, l’on s’achemine vers un développement macroéconomique qui permettra de soutenir les équilibres budgétaires en contenant l’inflation, et en faisant reculer davantage l’encours des dettes publiques, interne et externe. Le grand souci national étant encore d’évoluer vers une économie diversifiée, les nouveaux dispositifs de la loi de finances aideront à consacrer la croissance du PIB hors hydrocarbures, un défi majeur que notre pays se veut de relever à la faveur de la mise à exécution du programme quinquennal. Et à l’image, du BTP, le tertiaire, l’énergie renouvelable, l’industrie, l’agriculture, la recherche et autres secteurs privilégiés par ladite loi, tous les espoirs sont portés sur la redynamisation de ces secteurs générateurs d’emplois, de richesses et de bien être social.
Z. M.

 

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