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Une priorité de Benbada : Sensibilisation des PME autour du programme MEDA II

image Ph : Louiza

PME : 65 % des infrastructures programmées en 2005-2009 réceptionnées

l Le projet de loi d’orientation relatif à la promotion de la PME prochainement devant le SGG.
l Des réaménagements dans le code des marchés publics en faveur de la PME.

Le bilan d’évaluation du quinquennat 2005-2009 et des quatre derniers mois de l’année écoulée ressort que 85% des infrastructures inscrites au programme affecté au secteur ont été réalisées dont 65% réceptionnées. Le reste à réaliser soit 15% ayant connu des retards pour des raisons «objectives» soulignera le ministre de la PME et de l’Artisanat qui citera, entre autres, la faiblesse des autorisations  de programme et de la problématique du foncier, qui sera intégré dans le  PEC (programme complémentaire) au titre du plan quinquennal 2010-2014.
«Une performance »  enregistrée pour la première fois dans le secteur qui a été consolidé par la création de plus de 120 000 PME soit 450 000 emplois crées dont près de 150 000 dans le secteur de l’industrie artisanale alors que l’objectif portait sur 100 000 entités a affirmé M. Mustapha Benbada lors de son intervention, hier, à l’ouverture des travaux de cette rencontre périodique organisée au siège de la mutuelle des travailleurs des matériaux de construction sise à Zéralda. 
Le ministre ajoutera que le quinquennat 2010-2014 qui prévoit une enveloppe de 8 à 10 milliards de dinars  pour le secteur (y compris le PEC) au chapitre des infrastructures et entre 15 à 20 milliards de dinars au titre des deux fonds d’affectation spéciaux (artisanat et mise à niveau) devra contribuer à consolider le réseau d’accompagnement de la PME en matière de formation et de conseil de même que sa dynamique de croissance. Dans sa lancée, le ministre évoquera les récentes mesures décidées par la tripartite des 2 et 3 décembre dernier en matière de «mutualisation des efforts» ainsi que les engagements du gouvernement à souscrire aux principes du pacte national économique et social quant à soutenir l’émergence de petites et moyennes entreprises.
Le ministre insistera dans son intervention sur la nécessité d’axer la démarche future du secteur sur le volet des ressources humaines à travers une exploitation rationnelle et plus rentable de l’élément humain en matière d’encadrement et de gestion des infrastructures.
Aussi, a-t-il plaidé  pour une campagne de sensibilisation des entreprises autour du programme de mise à niveau MEDA II. Le ministre a, d’autre part, annoncé la création d’un observatoire pour la PME et un centre national de promotion de la sous-traitance, deux projets inscrits dans le programme 2010-2014. M. Benbada a également affirmé que le projet de loi d’orientation relatif à la promotion de la PME actuellement en phase de finalisation sera soumis aux services du gouvernement au courant des prochaines semaines. Une entreprise dictée par cette nécessité d’adapter l’évolution des  petites et moyennes entreprises aux nouvelles donnes du marché au plan national et international. Aussi, le ministre a parlé de révision du décret 01-96 relatif aux industries artisanales.  Des mutations qui s’accompagnent du parachèvement d’un système informatisé pour la collecte de l’information économique. Le secteur de la PME devra, par ailleurs, bénéficier de mesures avantageuses à la faveur de réaménagements prévus dans le code des marchés publics a déclaré le ministre dans un point de presse organisé en marge de la rencontre.  Il s’agira de permettre aux PME d’accéder à des plans de charges pour leur fonctionnement notamment dans le créneau de la sous-traitance. Ces réaménagements porteront essentiellement sur l’encouragement du gré à gré pour les entreprises publiques spécialisées, de la suppression de certaines exigences contraignantes pour la PME.
Aussi, le taux de préférence nationale actuellement de 15% devra passer à 25%. Cette mesure va permettre à l’entreprise d’accéder aux marchés publics avec une offre financière supérieure à 25% par rapport au soumissionnaire étranger. Parmi les mesures prises au profit de la PME, le ministre citera l’allègement de la caution de garantie et celle de bonne exécution.
Cette dernière sera étalée sur la durée du projet alors que la caution de soumission ne sera exigée que dans le cas des marchés relevant de la commission nationale des marchés publics.
D. Akila






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