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INESG : “La crise économique mondiale, enjeux et conséquences pour les pays partenaires méditerranéens”

image Ph. : T. Rouabah

“La Banque européenne d’investissement (BEI) est prête à apporter son soutien aux réformes dans les pays de la rive sud de la Méditerranée.”

“L’Algérie vient de demander il y a quinze jours son adhésion au Centre de Marseille pour l’intégration en Méditerranée (CIM) lancé en octobre 2009 conjointement par la Banque européenne d’investissement (BEI), la Banque Mondiale et les gouvernements français, marocain, tunisien, égyptien, jordanien, libanais et la ville de Marseille”. C’est ce qu’a indiqué hier M. Henry Marty-Gauquié, directeur des relations avec les organisations internationales à la BEI qui animait une conférence à l’hôtel Hilton sur le thème “La crise économique mondiale, leviers de contamination, enjeux et conséquences pour les pays partenaires méditerranéens”, à l’initiative de l’Institut national d’études de stratégie globale (INESG). Le centre apporte son soutien à la modernisation des politiques publiques dans les secteurs prioritaires du développement chez les pays partenaires méditerranéens.
Les programmes d’assistance technique du CIM concernent cinq secteurs : le développement spatial urbain, le développement durable et la prévention du changement climatique, les transports et la logistique, le capital humain : compétences, emploi et mobilité des travailleurs y compris les jeunes, l’économie de la connaissance : soutien à l’innovation et aux PME. M. Marty-Gauquié a souligné que la BEI est prête à apporter son soutien aux efforts de réforme dans les pays de la rive sud de la Méditerranée. La démarche du CIM est décrite, selon un document de la BEI, comme novatrice parce qu’elle mutualise les efforts des acteurs du développement en Méditerranée sur des sujets de première importance et parce qu’elle démultiplie la réflexion en rassemblant des expertises très diverses et complémentaires : les acteurs financiers du développement en méditerranée (Européens, multilatéraux et bilatéraux) dialogueront sur ces questions avec les institutions des pays partenaires en charge des politiques publiques, les réseaux universitaires spécialisés dans l’économie du développement tels que le FEMISE, l’ETF, l’UniMed, etc., les organisations des Nations unies (PNUD, PNUE, PAM, ONUDI...) et la société civile dont les organisations représentatives des milieux d’affaires et des collectivités territoriales. Au sujet des effets de la crise économique mondiale sur les pays de la rive sud de la Méditerranée, l’orateur note que les canaux de contamination tiennent dans l’affaiblissement général des flux externes (baisse des revenus des hydrocarbures, des revenus du tourisme, des transferts, des IDE...), ce qui a eu pour conséquence une détérioration des flux budgétaires dans de nombreux pays (Jordanie, Egypte, Liban...). Bien que jouissant d’une situation économique confortable, l’Algérie n’en est pas moins vulnérabilisée, relève le conférencier. Evoquant les forces et faiblesses des économies des pays de la rive sud, le responsable de la BEI note que l’absence d’intégration régionale Sud-Sud coûte 2 points de croissance aux pays. Autre faiblesse, le taux de chômage notamment celui des diplômés (18,30 %). S’agissant des réponses à la crise, l’orateur estime qu’à court terme, il convient de maintenir les réformes économiques et l’ouverture de l’économie. Il faut également investir dans l’économie réelle l’investissement public devant contribuer à améliorer le climat d’investissement du secteur privé. M. Marty-Gauquié estime qu’il est temps de se mettre à l’économie de la connaissance qui implique la spécialisation du travail et la mobilité des personnes. Il plaidera pour une prise de conscience des opinions publiques au Nord comme au Sud, ce qui représente une chance pour le règlement des problèmes avec la réunion de 450 millions de gens intelligents. Il préconisera à l’adresse des pays du sud de la Méditerranée d’unir leurs rangs pour parler d’une même voix face à l’Union européenne. C’est de cette façon qu’ils auront la chance de voir leurs doléances prises en considération, a-t-il noté.
M. Brahim
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