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Une Algérie rendue à sa grandeur et à son éternité

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La commémoration de la date du 5 juillet, date anniversaire de l’Indépendance, est toujours un moment marqué d’une grande solennité. C’est un grand moment pour la nation, l’occasion historique de rendre un immense hommage à celles et ceux qui ne sont plus là, qui ont fait le sacrifice suprême pour que vive une Algérie rendue à sa grandeur et à son éternité. La Révolution algérienne a été un grand moment de l’histoire universelle, une période déterminante de celle-ci qui a contribué à l’avancée du droit des peuples à la liberté et à la gestion de leur propre destin. Par sa portée, la Révolution algérienne a fini par appartenir à tous ces peuples opprimés qui en se levant comme un seul homme, ont changé la face du monde en terrassant les oppresseurs et en mettant à bas de monstrueux et criminels régimes coloniaux.
Ainsi, le 1er Novembre comme le 5 Juillet se commémorent non seulement dans le pays qui les a enfantés, mais aussi par tous les peuples épris de liberté et d’indépendance, rendant grâce ainsi à une Révolution qui a permis de délivrer de ses chaînes une bonne partie de l’humanité. Ce sont des haltes inestimables qui demeurent, pour la circonstance, un legs historique de grande dimension. Le 5 Juillet a été décrété au lendemain de l’Indépendance de notre pays, comme la Fête de la jeunesse. La signification est doublement importante. Elle est un hommage à tous ces jeunes qui ont pris la décision historique de prendre les armes contre l’ennemi, contre l’occupant. Beaucoup d’entre eux sont tombés au champ d’honneur. La Fête de la jeunesse, c’est aussi un espoir considérable et inestimable placé dans la jeunesse post-indépendance et la capacité à se saisir du flambeau transis par les aînés. Le pays, quel que soit le gouvernement en place depuis l’Indépendance, investira ainsi abondamment dans la jeunesse. Le budget de l’éducation nationale est resté, quel que soit l’état des finances publiques, le plus important budget pour le pays, mais également l’un des plus important dans le monde. L’espoir placé dans a jeunesse n’a jamais souffert d’aucun sacrifice. L’Algérie post-indépendance s’est ainsi construite sous ce postulat.  Cette commémoration permet d’esquisser un bilan. On peut ainsi dire que le pays a traversé durant son histoire de douloureuses périodes peut-être, mais a également réussi à se projeter dans un monde où s’adapter était d’une impérieuse nécessité.
En matière de développement, l’Algérie, après trois décennies d’économie administrée, a trouvé les ressorts nécessaires pour s’ouvrir et ouvrir son espace politique et économique aux réalités d’aujourd’hui. Modernisation et réformes ont été les alternatives avancées par les responsables politiques pour réussir le pari du développement et de la croissance.  Des décennies après l’indépendance, la politique suivie a permis de donner une réelle attractivité à l’économie nationale et offrir des opportunités exceptionnelles pour un partenariat érigé dans le sens d’un partage équitable des risques, comme l’a souvent rappelé le Président de la République. Réformes institutionnelles et économiques meublent aujourd’hui l’agenda politique et économique du gouvenement.
Il s’agit d’un bond qualitatif qui a été effectué à travers ces réformes en  impliquant sous le sceau de la concertation et du dialogue les partenaires politiques et les partenaires sociaux. L’Algérie d’aujourd’hui s’est inscrite pleinement dans le sens de l’ouverture, du pluralisme, du principe de l’alternance et de la liberté d’expression. Ce sont des principes constitutionnels et législatifs intangibles qui assurent la défense de la liberté individuelle, favorisent la liberté d’initiative, consolident la confiance placée dans la société civile, comme élément dans la prise de décision. 
L’Algérie, dans le même temps, a montré tout sa fidélité à des principes, là aussi, qui ont fait la réputation de sa diplomatie.  Il y a un combat jamais délaissé ni négligé en faveur de la paix et de la sécurité dans le monde, une lutte jamais interrompue en faveur du droit à l’autodétermination des peuples, à la réduction des inégalités économiques entre le Sud et le Nord. Ces combats, la diplomatie algérienne les renouvelle dans leur plénitude, dans tous les forums internationaux. La diplomatie algérienne inscrit son action également dans le partenariat en matière de paix et de sécurité, de lutte contre le crime organisé et du premier d’entre eux, le terrorisme international. Pays de progrès et nourrit d’universalisme, l’Algérie milite en faveur du dialogue des civilisations et des cultures dont le meilleur ambassadeur en la matière, demeure le Président de la République. Le deuxième festival panafricain qui ouvre, et c'est un signe, ses portes à Alger, dans le même temps où notre pays célèbre l’anniversaire de l'indépendance est un gage supplémentaire de cette quête d’universalisme qui a toujours traversé la culture nationale. C’est aussi un immense hommage rendu à toute cette jeunesse de nouveau réunie dans notre pays pour redire la fraternité et l’amour du prochain.
Tahar Mohamed Al Anouar

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