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Conseil de la Nation : Questions orales à 6 ministres

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M. Mohamed Cherif Abbas : Plus de 1,484 milliards de dinars pour la restauration des structures du ministère des Moudjahidine   

Le ministre des Moudjahidine, M. Mohamed Cherif Abbas a souligné jeudi qu'un montant de plus d'un milliard 484 millions de DA a été alloué   à la restauration des structures internes et externes du ministère pour la période 2000-2009.         
A une question d'un membre du Conseil de la Nation, M. Abbas a précisé  que ce montant a permis la réalisation de 14 nouveaux sièges, la restauration  de six sièges, l'acquisition de 3 autres ainsi que le renouvellement de 38 directions  de wilayas.         
Concernant la gestion des musées, le ministre a indiqué que ce volet  était régi par les dispositions du décret exécutif du 30 juillet 2008 portant  création et gestion de musées régionaux, rappelant les actions entreprises par  le ministère pour la restauration des sites historiques ayant servi de centres  de commandement lors de la Guerre de libération nationale outre les centres  de torture des Moudjahidine.         
Par ailleurs, le ministre a tenu à rappeler la série de mesures administratives  prises récemment par son département ministériel pour garantir une coordination avec les parties concernées en matière de gestion des musées.          
Le ministre a en outre souligné la nécessité de développer les musées  en les dotant d'ouvrages et de moyens de documentation audiovisuels retraçant  les différentes périodes de l'histoire de l'Algérie.

Selon M. Djamel Ould Abbès : Réconciliation nationale Près de 14.000 dossiers réglés

Près de 14.000 dossiers de victimes de la tragédie nationale ont été réglés à ce jour, dans le cadre de la mise en œuvre de la charte pour la paix et la réconciliation nationale, a indiqué, jeudi dernier, le ministre la Solidarité nationale, de la Famille et la Communauté nationale à l'étranger, M. Djamel Ould Abbès.
"14.000 dossiers ont été définitivement indemnisés à ce jour, au titre de la solidarité nationale, dans le cadre de la mise en œuvre de la charte pour la paix et la réconciliation nationale, parmi les 25.000 dossiers déposés au niveau des wilayas", a précisé le ministre dans une déclaration à la presse en marge des travaux en plénière du Conseil de la nation.
Le ministère a pris en charge, dans ce cadre, l'indemnisation des dossiers des familles démunies éprouvées par l'implication d'un de leurs proches dans le terrorisme et des personnes ayant fait l'objet de mesures administratives de licenciement pour des faits liés à la tragédie nationale.
Il est à rappeler, à cet effet, que le montant global dégagé par l'Etat au profit du ministère de la Solidarité nationale dans le cadre de cette opération est de 22 milliards de dinars à fin 2008.

Création d'environ 60.000 emplois dans le cadre du programme "Blanche Algérie"

M.  Ould Abbès, a indiqué, hier qu'environ 60.000 emplois ont été créés à travers le territoire national au  titre du programme "Blanche Algérie".        
 M. Ould Abbès qui répondait à une question  d'un membre du Conseil de la nation, M. Abdallah Toumi, sur les résultats du  programme "Blanche Algérie" lancé en 2006, a souligné que ce dernier a permis  de créer 5925 ateliers employant 10 jeunes dans chacun et créant ainsi 59.250  emplois".          
Sur ces 5.925 ateliers auxquels un montant global de 4 milliards de dinars  a été alloué, 604 ont été destinés aux projets de nettoiement des plages et  des régions côtières et 5.321 ont été consacrés aux opérations de nettoiement  et d'assainissement des villes", a ajouté le ministre.          
Ce programme à pour objectif de créer des emplois au profit des jeunes  chômeurs, ancrer chez eux l'esprit entrepreneurial et d’œuvrer à assurer un  environnement sain, a-t-il soutenu.          
Le programme "Blanche Algérie" vise également à la promotion du  cadre de vie des citoyens avec l'implication de la société civile à travers  notamment des campagnes de sensibilisation et de larges opérations de nettoyage  et d'assainissement des différents espaces et la levée des ordures des boulevards  et des rues, a rappelé le ministre. Cette opération vise par ailleurs à mettre à l'abri les citoyens des  maladies dues à la détérioration de l'environnement à travers, notamment l'ancrage  "de la culture écologique et de l'esprit d'appartenance à son environnement",  a encore ajouté le ministre.  Par ailleurs, ces projets participent dans une certaine mesure à l'insertion  professionnelle des jeunes chômeurs en créant leurs propres micro-entreprises  notamment celles spécialisées dans la collecte et le recyclage.

Une opération qui se substitue au couffin du Ramadhan : Attribution d'une allocation de 3.000 DA aux familles nécessiteuses pour le mois de Ramadhan

M.Djamel Ould Abbès a  affirmé, hier, que son secteur propose un projet d'attribution de 3.000 DA  aux familles nécessiteuses durant le mois de Ramadhan prochain.         
Dans une déclaration en marge de la session plénière du Conseil de la  nation, M. Ould Abbès a indiqué que le ministère propose l'attribution de 3.000  DA au profit des familles défavorisées durant le mois de Ramadhan prochain.         
Le nombre total des nécessiteux inscrits sur la liste des bénéficiaires  de l'action de solidarité nationale durant le mois sacré de Ramadhan est de 1 million de familles défavorisées, a-t-il souligné.         
Le ministre de la Solidarité a précisé, par ailleurs, que le nombre total  des familles nécessiteuses devant bénéficier de cette initiative est de 150.000  familles possédant la carte du nécessiteux (ministère de la Solidarité nationale)  et 700.000 autres familles inscrites dans le filet social outre 150.000 handicapés.         
Cette action se substitue au couffin de Ramadhan distribué les années  précédentes aux familles nécessiteuses dans le cadre du programme «Solidarité  durant le mois de Ramadhan», a ajouté M. Ould Abbès tout en faisant remarquer  que les restaurants resteront ouverts pendant ce mois.         
Il a indiqué à cet égard que l'enveloppe financière totale consacrée  à cette action durant le mois sacré est de 3 milliards de dinars.         
Ce projet sera présenté au gouvernement la semaine prochaine pour examen,  a-t-il ajouté.

Smail Mimoun : Programmation de 125 projets pour la pêche dans les barrages et retenues

Le ministre de la Pêche et des Ressources halieutiques M. Smail Mimoune, a annoncé, jeudi dernier, que son ministère avait élaboré un programme prévoyant la réalisation de 125 projets inhérents à la pêche continentale en matière d'aquaculture dans les barrages et les retenues.
"Ce programme sera réalisé au niveau de 40 wilayas", a affirmé M. Mimoune au cours d'une session plénière du Conseil de la nation, consacrée aux questions orales. "Le développement de la pisciculture est une composante stratégique pour le secteur et vise à consolider la demande croissante sur l'aquaculture", a-t-il ajouté.
Le ministre de la Pêche et des Ressources halieutiques a par ailleurs affirmé que "l'investissement dans les ressources halieutiques est en constante augmentation" soulignant que son ministère a "reçu 53 demandes d’investissement, dont 47 licences ont été accordées conformément aux textes en vigueur".
"L'Etat s'attelle à valoriser les fermes aquacoles en introduisant de nouvelles espèces de poissons à travers l'élevage de quelque 6 millions d'alevins importés de Hongrie en 2006", a indiqué M. Mimoune ajoutant que "son département veut promouvoir la production locale des alevins".
Le ministre a souligné que "les opérations d'alevinage ont coûté 40 millions de dinars et devront produire 9.000 tonnes de poissons" précisant que "la commercialisation de ce genre de poissons à raison de 100 DA le kg permettra à l'Algérie de réaliser un chiffre d'affaires de 900 millions de dinars".
"Plus de 3.000 tonnes de poissons ont été pêchées en 2008", a-t-il indiqué.
A une question concernant la coordination entre son ministère et celui des Ressources en Eau, le ministre de la Pêche et des Ressources halieutiques a rappelé que "la pisciculture d'eau douce et dans les barrages est régie par une loi définissant les conditions d'octroi des licences pour l'exercice de cette activité".

Harroubia : “La violence dans les établissements universitaires, l'Université algérienne n'a pas de problème de cet ordre”

Le ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, M. Rachid Harraoubia, a affirmé jeudi dernier à Alger, que le phénomène de la violence ne concerne pas uniquement l'université algérienne.
A une question d'un membre du Conseil de la nation sur les incidents de violence enregistrés dans les établissements universitaires et les mesures à prendre face à ce fléau, M. Harraoubia a précisé que "la violence est une question épineuse et complexe qui ne concerne pas seulement le campus universitaire", affirmant qu'en dépit des cas de violence enregistrés, l'université algérienne "ne rencontre pas un problème" de cet ordre.
"Il ne suffit pas de faire une comparaison superficielle avec d'autres universités du monde", a souligné le ministre insistant sur le fait que la violence "est un fléau social avec des causes et formes multiples (...) et n'est pas propre à l'université algérienne".  Il a, par ailleurs, précisé que ce qui a été dit ne signifie pas que des cas de violence ne sont pas enregistrés dans les établissements universitaires.
Après avoir condamné et déploré les cas de violence dont de nombreux étudiants et enseignants ont été victimes, M. Harraoubia a évoqué les mesures prises à l'effet d'enrayer ce phénomène et assurer la sécurité dans le campus universitaire.
La promotion de la relation pédagogique entre l'enseignant et l'étudiant dans le cadre du respect mutuel, la relance des espaces de concertation entre les deux parties et l'amélioration de la performance des commissions pédagogiques et celles des cités universitaires, figurent parmi les principales mesures outre "la relance des conseils de discipline" et le "renforcement de l'éthique au sein de l'université à travers l'élaboration de la charte universitaire".

Benaïssa : “Vers la création d'une société pour le renforcement des projets relatifs au développement rural”

Le ministre de l'Agriculture et du Développement rural,  M. Rachid Benaïssa, a annoncé jeudi la création prochaine d'une société chargée du  suivi de la production agricole dans les régions rurales à l'instar de la plantation,  le boisement, l'irrigation rurale et la lutte contre la désertification.         
Dans une déclaration à la presse en marge d'une séance plénière du Conseil  de la nation consacrée aux questions orales, le ministre a précisé que cette  société publique qui sera appelée "société d'engineering rural", sera opérationnelle  à partir "du début de la prochaine saison agricole (octobre-novembre)".  M. Benaissa a indiqué que cette société "constituera un nouvel outil  puissant visant à soutenir le secteur agricole". "Au cas où elle réaliserait  avec succès les premiers programmes dans certaines wilayas, son champ d'intervention  sera élargi aux 48 autres wilayas du pays", a souligné le ministre."La société devrait élargir son activité à l'ensemble du territoire  national après une ou deux années à partir de la date de son entrée en activité",  a indiqué M. Benaïssa.   Evoquant le système de régulation des produits à large consommation  Sypralac mis en place l'année dernière, M. Benaïsa a indiqué que ce système  qui se renforce davantage est en mesure de créer un équilibre dans les prix  des différents produits agricoles, à l'instar de la pomme de terre et l'oignon,  en attendant sa généralisation aux autres produits. Par ailleurs, le ministre a souligné que le paiement par les agriculteurs  et éleveurs de bétail de leurs dettes auprès des banques a été arrêté suite  à la décision du président de la République relative à l'effacement de leurs  dettes.

Un rôle plus important pour la société civile
Le président de la République avait annoncé, en février dernier  à Biskra, l'effacement des dettes des agriculteurs et éleveurs de bétail qui  remontent à 2001 et estimées à 41 milliards de dinars         
A une question d'un membre du Conseil de la nation sur les programmes  relatifs au développement rural, M. Benaïssa a souligné que le problème de financement  des programmes a été réglé "définitivement" grâce aux décisions des autorités  publiques de consacrer "200 milliards de dinars à ces programmes, soit près de  3 milliards de dollars".  S'agissant des enveloppes financières que le ministère a consacrés au  financement du programme annuel du développement rural, le ministre a indiqué  qu'elles sont de l'ordre de 60 milliards de DA.         
"Un programme a été tracé par le ministère en vue de développer et élargir  les terres arables à travers la réhabilitation d'un hectare de terres incultivables  à partir de l'année prochaine", soulignant que la saison agricole 2008-2009  sera "excellente". Le premier responsable du secteur a ajouté que la politique nationale  du développement rural, adoptée en 2006, a pour objectif d'atteindre un meilleur financement des projets et donner un rôle plus important à la société civile  dans les villages et les Ksour afin de réaliser un développement durable et  cohérent.         
6800 projets de développement de proximité ont été enregistrés à ce  jour au niveau de 1200 communes à travers le territoire national. Ces derniers  devraient créer 150 000 postes de travail.       
Par ailleurs, 1850 projets ont été entamés, a souligné le ministre qui  a ajouté que 7 millions de citoyens bénéficieront indirectement du programme  du développement rural.

M. Djoudi : Un programme de soutien financier au profit de plusieurs entreprises publiques    

L’  Etat s’apprête à concrétiser un programme de soutien financier au profit de plusieurs entreprises publiques en procédant à "l'augmentation de leurs capitaux ou à l'achat de leurs dettes", a déclaré, jeudi dernier, le ministre des Finances, M. Karim Djoudi.
En marge d'une session plénière du Conseil de la nation, consacrée aux questions orales, le ministre des Finances a souligné dans une déclaration à la presse que "la plupart des entreprises concernées activent dans les transports aérien et ferroviaire et dans l'agriculture".
Toutes ces entreprises, qui seront touchées par ce programme, jouissent de grandes potentialités et d'un poids certain sur le marché national", a-t-il ajouté.
Par ailleurs, M. Djoudi a réaffirmé que "l'Algérie n'a pas été directement affectée par la crise économique mondiale", précisant que les réserves de change en sa possession permettent à l'économie nationale de faire face à moyen terme à la récession qui sévit actuellement.
Le Fonds de régulation des recettes, a-t-il dit, permet de mettre en œuvre les programmes d'équipements publics à moyen terme sans incidence sur l'équilibre financier intérieur.   Evoquant le projet de loi de finances complémentaire 2009, le ministre des Finances a souligné qu'il prévoyait des mesures visant à promouvoir l'investissement national, à lutter contre la fraude, l'évasion fiscale et la contrefaçon et à alléger la pression fiscale pour soutenir l'emploi et créer de nouvelles richesses.
A une question sur les directions de la conservation foncière, M. Djoudi a précisé qu'elles ont été dotées de 480 nouveaux agents-fonciers, soit 10 agents pour chaque direction de wilaya, affirmant que le secteur a pris en charge la formation de 165 inspecteurs principaux, qui ont pris leurs fonctions cette année.
Outre l'encadrement humain, ces structures chargées de l'organisation de la propriété foncière se sont renforcées par des systèmes informatiques modernes qui leur faciliteront leurs missions.
Selon M. Djoudi, le ministère des Finances lancera incessamment un appel d'offres pour l'achat de 100 véhicules en vue de faciliter le déplacement de ces agents sur le terrain. Cette mesure a été précédée de l'installation d'équipes de contrôle au niveau de chaque wilaya dans le cadre de la réorganisation des directions de wilayas de la conservation foncière, a-t-il conclu.

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