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Aliment de bétail : Les aviculteurs demandent l’application de la réduction des prix

Les professionnels du secteur de l’aviculture affirment, en effet, que les mesures annoncées par le ministre du Commerce quant à la réduction des coûts de l’aliment de bétail à travers l’allégement fiscal de la TVA qui était de l’ordre de 17% ne sont pas appliquées dans les opérations d’achat.
Les éleveurs avicoles indiquent, en effet, que l’exonération de la taxe en question, en principe, en vigueur depuis novembre dernier,  n’est pas prise en compte par les producteurs privés  d’aliment de bétail au même titre que l’ONAB qui continue selon cette même source de vendre à des prix forts, factures à l’appui. Les aviculteurs qui exigent le remboursement de la taxe payée se disent préoccupés par le devenir de la filière qui fait face à des contraintes multiples menaçant sa survie.
Ils sollicitent, par conséquent l’Etat pour des mesures de soutien similaires à celles prises au profit des filières du lait, des céréales et de la pomme de terre pour que le prix des viandes et de l’œuf soit à la portée du consommateur.  Pour rappel, l’ONAB avait annoncé une baisse de 10% sur le prix des aliments de bétail destinés à l’élevage bovin et ovin et les intrants utilisés dans l’agriculture conséquemment à la régression des cours mondiaux du soja et du maïs. La tonne de maïs est passée, en fait de 250 à environ 166 dollars et celle  du soja de 395 à 340 dollars. La baisse du coût du fret des céréales est l’autre facteur ayant contribué à la prise de cette décision.  Aussi, cette mesure annoncée par le ministre du commerce s’adosse à d’autres dispositions prises dans le cadre de la loi de finances complémentaire de 2008 portant sur l’exemption de la TVA sur les prix des engrais, des produits phytosanitaires et des intrants pour la fabrication de l’aliment de bétail  ainsi que ceux des loyers relatifs au matériel agricole fabriqué localement (contrats de crédit bail). Quarante produits sont censés être concernés par cette baisse. 
Sachant que l’office national de l’aliment de bétail  ne couvre que 20%  des besoins du marché national  évalués à 8 millions de tonnes/an soit 1,6 million tonne seulement, le reste est assuré par des intervenants privés ce qui signifie que la baisse annoncée des prix  ne peut avoir les résultats escomptés sur les coûts des viandes et de l’œuf, les opérateurs privés n’étant pas tenus par l’obligation de se conformer à cette disposition.       

 

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