De nouvelles structures inaugurées à Bachdjarah et Baraki : La police au cœur des quartiers populaires
- Les 24.000 policiers déployés dans la capitale sont encore bien en deçà du nombre nécessaire.
- A Sidi Salah (Baraki), qui compte près de 1.300 habitants, le DGSN a visité le 1er commissariat dont la sécurité est assurée totalement par caméra.
C’est à partir du constat indéniable que le rapprochement avec la population est à l’origine de la maîtrise de la situation sécuritaire que le département de la sûreté nationale a mis en place une nouvelle stratégie de déploiement tous azimuts aussi, « il faut occuper le terrain », comme l’a maintes fois souligné le directeur général de la police, M. Ali Tounsi, qui a eu à inaugurer hier, une série de nouvelles structures de sûreté urbaines, basées essentiellement à proximité de quartiers défavorisés et d’habitats précaires.
En effet, selon lui, « Le dispositif de police de proximité a apporté des résultats inespérés », comme l’a précisé le DGSN en marge de cette visite dans les quartiers Est de la capitale, tels que Bachdjarah et Baraki où il a inauguré pas moins de quatre nouveaux commissariats « c’est le début de réalisation de grandes structures de sûreté. Une décision prise après l’évaluation faite par nos services sur la situation sécuritaire du pays » a-t-il affirmé avant de spécifier que cette nouvelle politique émane en fait de la nouvelle stratégie du gouvernement, de « se rapprocher du citoyen, où qu’il soit, y compris les bidonvilles et autres habitats précaires.
De ce fait, comme il l’a signalé, « notre mission est de concrétiser désormais sur le terrain cet objectif de nous mettre à proximité de la population là où elle se trouve », chose qui ne veut pas dire, selon Ali Tounsi, que la proximité avec les habitants va s’arrêter là, « les structures de wilaya sont elles aussi à la disposition du citoyen ».
M. Tounsi évoquera dans ce contexte, la nécessité de ne plus couper ce lien entre les algériens et leur police, « c’est d’ailleurs grâce à la confiance du peuple et même à une confiance internationale que les choses se sont grandement améliorées en Algérie », a-t-il dit.
Dans cet ordre d’idées, il fera rappeler que cela fait trois ans déjà que le programme de sécurisation du territoire national a été initié par le gouvernement, et que ce programme quinquennal devrait être achevé dans les délais impartis, soit en 2009.
Concernant la sécurisation de la capitale, le DGSN s’est refusé à tout commentaire, se contentant de poser cette question : « vous avez vu du terrorisme en Algérie ces derniers temps ? A-t-il demandé, précisant que cela va faire presque une année que les attentats ont disparu des rues d’Alger. « C’est à vous de juger, si la situation sécuritaire s’est améliorée dans la capitale » a-t-il lancé aux journalistes.
Aussi, selon M. Tounsi, les choses ne vont pas s’arrêter là, puisque la sécurisation de toutes les régions du pays, « à la demande express des citoyens » comme il le sera nécessite d’énormes moyens, y compris humains, « nous sommes loin encore de nos objectif de respect de ratio, « il faut un policier pour un nombre précis d’habitants, 300, 250, ça dépend des régions. Ce sont les normes algériennes, parce que pour Paris, par exemple, c’est un policier pour 140 habitants », a-t-il dit, avant de souligner que le nombre de policiers déployés dans la capitale, soit quelque 23.000 à 24.000 éléments, selon ses estimations, « est un nombre encore loin du compte », au vu des 3,5 millions d’habitants qui vivent dans la capitale.
Auparavant, M. Tounsi avait eu à inaugurer deux structures qui se trouvent dans la commune de Bach Djarah, à savoir la 11éme sûreté urbaine de même que le 17éme arrondissement urbain de la cité défavorisée, Boumaza, qui compte un bidonville de 9.000 habitants, et qui s’étend sur une superficie de 10 km2.
A Sidi Salah (Baraki) qui compte prés de 1.300 habitants, le DGSN a visité le 1er commissariat dont la sécurité est totalement assurée par caméra, sans guérite ni policier en faction, avant de se diriger vers le quartier de Keriet Echouk à Aïn Naâdja, qui compte 14.000 habitants, et dont prés du tiers est en habitat précaire,
L’ensemble de ces nouvelles structures qui ont été réalisés en préfabriqué par la SNVI, qui a investi ce créneau, et qui sont en fait une sorte de cantonnement, ont le mérite d’être achevées en un laps de temps très court (4 mois environ), à moindre coût, et d’être évidemment mobiles, d’où l’intérêt de leur utilisation dans la nouvelle politique de proximité des services de police.
Une politique qui entre dans le cadre du renforcement du dispositif de sécurité au niveau de la daïra d’El Harrach et en exécution aux instructions de M. Ali Tounsi, portant sur l’implantation de 10 sûretés urbaines dans ce secteur, dont 6 à Bachdjarah, une des localités les plus défavorisées de la capitale.
Amel ZEMOURI
- Conseil de la Nation : Questions orales à 6 ministres 03-07-2009 à 20:41
- Réinhumation hier des restes mortels du Cheikh El Haddad et de son fils Aziz à Seddouk (Béjaïa) : Dans un message lu en son nom par M. Habba El Okbi, Secrétaire général de la Présidence de la République 03-07-2009 à 20:41
- Une Algérie rendue à sa grandeur et à son éternité 03-07-2009 à 20:41
- Oran : 4.100 nouveaux logements pour la résorption de l'habitat précaire 03-07-2009 à 20:41
- Loi de finances complémentaire : Des enveloppes budgétaires pour le soutien à l'emploi des jeunes et l'augmentation des bourses 03-07-2009 à 20:41
- Selon Karim Djoudi : “L'ONS va lancer prochainement un recensement économique” 03-07-2009 à 20:41
- M. Amar Tou l’a annoncé jeudi : “L’ISM sera érigé en école nationale supérieure maritime” 03-07-2009 à 20:41
- Recherche scientifique-industrie : Les projets de recherche validés par les institutions universitaires doivent être mis en application 01-07-2009 à 21:41






